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Affichage des articles associés au libellé agriculture

Déconstruire le discours agricole

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Une seule machine de radiothérapie pour  13,5 millions  de sénégalais, et pour ne rien arranger, datant de  1989 [1] . Ving huit ans   après, ce fait cristallise tous les débats autour du secteur de la santé. Parce qu’à côté du taux d’accès aux soins de santé qui s’est bonifié ces dernières années, à côté du nombre de personnes bénéficiant de la couverture maladie universelle, se cachent la vérité fade de la seule machine de radiothérapie. Justement, toutes ces singularités qui déterminent pourtant l’objective réalisation dans un domaine sont tues. Le chiffre est ainsi placé à chaque coin des discours tant qu’il contribue à renforcer l’aura politique de nos gouvernants ou de leurs opposants.  Dans la sphère agricole, la prestance du chiffre dans le discours n’est pas inconnue : milliards investis chaque année, production record ou encore quantités de semences distribuées plantent le décor sur les plateaux TV ou les tribunes dans les confére...

Transformation de l’agriculture au Sénégal: éternel recommencement ? (1)

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Ce titre semble sonner comme une certaine provocation. Mais ce n’en est pas une, mais plutôt, voyez le comme une déclaration disant que le système dont je veux aborder ici ne marche pas. Loin d’être complaisant, puisque que moi-même faisant partie de ce système, cet analyse me permet ainsi d’assumer ma pleine responsabilité, puisque quelque part nous n’avons pas su peut être proposer des alternatives à ce système qui perdure et qui tarde à donner des résultats probants à l’agriculture sénégalaise. Je veux ici avant de continuer que tout acteur de l’agriculture que nous sommes puissions déclarer que le système ne marche pas et qu’il est légitime de se demander à côté du slogan tant usité d’agriculture pilier du développement » et tant d’autres milliards investis dans ce secteur qu’on puisse parler en l’an 2015 encore d’autosuffisance alimentaire, de sécurité alimentaire…La trajectoire de ces concepts en dit long sur la situation de notre agriculture. Passer d’autosuffisance à ...

Agriculture au Sénégal : Renouer avec la pensée critique

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Echos du monde rural Home sweet home (enfin). Parcouru en l’espace de 2 semaines 7 régions du Sénégal entre Dakar et Tambacounda en passant par St Louis, Thiès, Diourbel (Touba), Kaolack et Kaffrine. Parcours épuisant certes, mais au finish très inspirant et édifiant car m’ayant permis de mettre des réponses sur plusieurs interrogations qui me taraudaient jusque-là l’esprit. J’ai rencontré surtout des femmes entrepreneurs dans la transformation des céréales aux parcours très inspirants et qui contribuent grandement à créer de la valeur ajoutée à nos produits locaux. Il faut dire que nos médias décident délibérément de mettre presque toujours les mêmes sous les projecteurs. Moi, ces femmes et hommes, ce sont mes stars. Car chaque jour de par leurs activités, ils écrivent une page de l’histoire que l’histoire choisit pourtant d’ignorer. S’il y a une chose que je retiens, cependant, c’est qu’en matière d’agriculture nous voulons tout simplement aller plus vite que la musique. Aus...

La balle dans le camp du secteur privé sénégalais.

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Photo credits : Yveslebelge Opportunités réelles mais déficits d'investissements La vérité est que le Sénégal à l’instar des autres pays africains est une terre d’opportunités. Et lorsque celles-ci ne sont pas saisies par les sénégalais, l’on ne pourrait blâmer les autres de le faire à notre place. De la distribution des intrants (engrais, semences, produits phytosanitaires) à la commercialisation ou la transformation agroalimentaire en passant par le financement, il reste encore beaucoup de maillons des chaînes de valeurs agricoles qui attendent d'être investis. Notre secteur privé est resté passif dans le domaine de l’agriculture. Malgré une forte participation au PIB, les investissements dans l'agriculture n'ont pas été aussi conséquents que leur contribution à l'économie nationale. Le Sénégal ne fait pas encore partie des pays ayant réellement consacré 10% de leur budget à l'agriculture. L'agriculture doit également partager ce budget avec d...

Changer la façon dont les producteurs utilisent les pesticides

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Photo crédits : Enquêteplus A l’origine : une méconnaissance des dangers liés aux pesticides : Si vous êtes consommateurs de fruits ou de légumes (laitues en particulier) venant des Niayes, vous ne pourrez jurer sans risque de se tromper que vous n’avez jamais absorbés des pesticides. De la manière dont ils sont utilisés par les producteurs, des quantités non recommandées se retrouvent facilement dans nos aliments.   Les plantes cultivées font face souvent à de nombreuses attaques. Ces ennemis des cultures sont responsables, pour les céréales, de pertes de productions annuelles de 292.750 tonnes soit plus de 29 milliards de Francs CFA. Pour lutter contre ces derniers, les paysans ont alors recours à des produits, le plus souvent chimique, que sont les pesticides. Ils ont pu par leur action, contribuer à réduire les pertes et à stabiliser les rendements. Mais derrière cet effet bénéfique se trouve une panoplie d’effets néfastes aussi bien sur l’environnement que s...

A la découverte de N'Kâlo, le service d'information et de conseil sur le marché des filières agricoles ; entretien avec Pierre RICAU/Serge KEDJA: Partie 1.

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Pouvez-vous vous présenter ? Pierre RICAU, Agroéconomiste, Analyste de marchés agricoles, expert en analyse de marché des filières agricoles, en particulier sur l’analyse de la chaîne de valeur (acteurs, flux, demande...), sur les fondamentaux de ces marchés, et la variation de ces facteurs dans le temps et l’espace pour produire une analyse et des formations adaptées aux besoins des acteurs. Serge KEDJA , Ingénieur en Systèmes d’Informations Avancés, responsable de l’administration des systèmes informatiques utilisés dans le cadre des services fournis par RONGEAD et de la veille technologique. En charge du développement et de l’optimisation de solutions TIC adaptées au milieu rural en Afrique de, notamment pour la collecte et la diffusion d’information. Pouvez-vous présenter votre application ? Différente d’une application au sens technologique du terme, NKALO est un service d’information sur le marché de l’anacarde, du sésame et du karité (actuellement opéra...

Financement des chaînes de valeur agricoles : les types de financement.

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L’agriculture en Afrique est aujourd’hui fortement tributaire du climat. Aussi, pour beaucoup de producteurs, la connaissance des données du marché est très vague et il se traduit pas une asymétrie de l’information, il s’agira par le financement des chaînes de valeur agricoles de promouvoir les financements destinés à améliorer la productivité des exploitants en incluant la gestion des risques dans les clauses de prêts. Beaucoup de cas de non remboursement sont souvent constatés, avec l’approche chaîne de valeur et la possibilité d’assurer une gestion des risques partagée il ne s’agit plus d’imputer le remboursement au seul bénéficiaire direct mais que ce remboursement se fasse à travers les liens dans la chaîne de valeur. Ce financement peut revêtir diverses formes : Financement commercial Le financement commercial constitue la forme la plus courante du financement des chaînes de valeur. Il est le plus souvent sous la forme de «ventes préfinancées », dans le cas d’...

Financement des chaînes de valeur agricoles : de la chaîne de risques à la chaîne d'opportunités.

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La mondialisation a fait passer le monde d’une économie clairsemée en économie globalisée offrant une multitude d’opportunités tout en exigeant, cependant, une intervention financière à la hauteur de ces exigences. Malgré une volonté des politiques d’apporter une réponse adéquate à ce besoin accrue de financement surtout pour le milieu rural dont l’agriculture demeure l’activité phare, les réponses telles que la microfinance n’ont pas pu atteindre tous les objectifs escomptés. Les besoins de financement de ces agricultures sont importants et constituent le facteur clé de la modernisation de celle-ci et de son développement. Apporter une réponse adaptée à cette demande est donc aujourd’hui un enjeu majeur. Le financement des chaînes de valeur agricoles constitue une partie ou  l’ensemble des services financiers, des produits et des services de soutien qui transitent vers et/ou par le biais d’une chaîne de valeur pour répondre aux besoins et aux contraintes des acteur...

Sur l'amélioration des opportunités des jeunes dans les zones rurales par l'utilisation des TIC dans l'agriculture.

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La population mondiale ne cesse d’augmenter. En Afrique subsaharienne, 44% de la population a moins de 15 ans et trouver un emploi pour cette bonne partie de la population dans les années à venir sera le premier défi de nos gouvernants. L’agriculture et même les activités connexes qui pourront se développer avec l’introduction des nouvelles technologies est une niche d’emploi non négligeable à exploiter. Cette jeunesse sera le moteur de la prospérité de l’Afrique que si les opportunités qu’offrent les politiques mis en place sauront réveiller le génie créateur de tous ces jeunes aujourd’hui entre espoir et pessimisme quant à leur lendemain. L’agriculture se positionne ainsi comme étant le seul secteur pouvant enrôler toute cette masse critique de jeunes. De nature,  l’agriculture est connue comme étant d’abord une histoire de passion, il est évident que l’on ne saurait la pratiquer sans pour autant être suffisamment armé de passion. C’est aussi un travail qui se fait en...

Utilisation des TIC dans le secteur agricole.

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Les producteurs, l’Etat, le secteur privé, les ONG etc…autant d’acteurs qui gravitent autour de l’activité agricole. Il est clair, qu’une action efficiente de ceux-ci repose en grande partie sur les mécanismes de coordination mis en place. Auquel cas, des actions isolées et non harmonisées ne sauraient donner les résultats escomptés. Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), de par la possibilité de générer l’information et de la partager en un laps de temps s’offrent donc, comme la vitrine par excellence pouvant non seulement aider les agriculteurs à augmenter la production et la productivité mais aussi à mieux communiquer avec les autres acteurs. Mais, mettre ces outils dans un contexte où la plupart des cibles est analphabète où l’introduire dans une zone de connectivité réduite s’avère difficile. C’est pourquoi il existe un certain nombre de préalables : C’est pour commencer avec un environnement politique propice. En effet, les polit...