Sur l'amélioration des opportunités des jeunes dans les zones rurales par l'utilisation des TIC dans l'agriculture.






La population mondiale ne cesse d’augmenter. En Afrique subsaharienne, 44% de la population a moins de 15 ans et trouver un emploi pour cette bonne partie de la population dans les années à venir sera le premier défi de nos gouvernants. L’agriculture et même les activités connexes qui pourront se développer avec l’introduction des nouvelles technologies est une niche d’emploi non négligeable à exploiter. Cette jeunesse sera le moteur de la prospérité de l’Afrique que si les opportunités qu’offrent les politiques mis en place sauront réveiller le génie créateur de tous ces jeunes aujourd’hui entre espoir et pessimisme quant à leur lendemain. L’agriculture se positionne ainsi comme étant le seul secteur pouvant enrôler toute cette masse critique de jeunes. De nature,  l’agriculture est connue comme étant d’abord une histoire de passion, il est évident que l’on ne saurait la pratiquer sans pour autant être suffisamment armé de passion. C’est aussi un travail qui se fait en plein air et donc procure une certaine liberté. Pour autant, il renvoie aujourd’hui à un travail pénible du fait surtout du caractère rudimentaire des matériaux utilisés, requérant aussi une certaine technicité du fait que n’importe qui ne peut pas la pratiquer  et que malgré tout aussi il y a une touche commerciale donc obéissant à des marchés. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication viendront donc donner une certaine jeunesse à la pratique de l’agriculture. Aujourd’hui, même les métiers salariés ne sont pas connus, ainsi l’employé est directement associé à l’exploitant agricole.
Les solutions apportées par les TIC contribuent à améliorer la diffusion des innovations en « transformant » d’abord le producteur en un flux en ce sens que leur introduction dans l’environnement rural rend possible la réception comme l’émission d’information sur tous les processus de vulgarisation.
L’outil internet attirent beaucoup les jeunes, en atteste cette montée et cette présence dans les réseaux sociaux, et cette utilisation accrue.
Dans l’idée de vulgariser les TIC, il y a surtout l’idée de démocratiser l'information agricole. L'engouement des jeunes à venir s'investir dans l'agriculture même s’il est présent, le seul hic reste dans la disponibilité de l’information agricole dont ils ont besoin pour se lancer dans cette activité. Les TIC peuvent renforcer le package technologique des jeunes. Il s’agira d'assurer la viabilité des exploitations en ce sens que leur introduction favorise l’accès au marché et donc renforce le pouvoir décisionnel des jeunes producteurs.  Par exemple, la disponibilité des fiches techniques permet de choisir les bons intrants, les moments opportuns pour cultiver telle ou autre spéculation. En effet la semence représente 30% de la productivité agricole, la semence est l’élément central garantissant une bonne production. En outre, beaucoup de banque de financement sont réticents à l’idée d’octroyer des financements aux jeunes surtout à cause de l’inexpérience de ces derniers. Car l'expérience a ceci de particulier, c'est qu'elle installe un certain climat de confiance entre investisseur et demandeur de financement. Par contre, ce n'est pas seulement respecter les fiches techniques des centres de recherche qui fera qu'on ait une bonne production. C'est d'abord une formation qui saura donner les prérequis  nécessaires. Les TIC viendront par la suite renforcer ces connaissances notamment avec le « vidéo blogging ». 
Dans le cas du traitement phytosanitaire, le respect des normes est capital et surtout il faut impérativement savoir la bonne dose à appliquer pour le traitement et à quel niveau de la production. Ne pas maitriser ce paramètre peut amener à faire des pertes surtout s'il s'agit de produits chers ou menacer la santé publique pour des produits devant être utilisés à faible dose. L’outil internet permet aux jeunes de trouver toutes les informations dont ils ont besoin pour débuter leur activité. De même les structures évoluant dans le secteur agricole ont toutes leur site internet et les guides de telles ou autres activités. C’est le cas de l’ISRA qui a mis en ligne des guides aussi bien sur l’agriculture que sur l’élevage. Cela offre également une vue sur la cartographie des acteurs et donc la possibilité de pouvoir discuter directement avec d’éventuels investisseurs ou de bénéficier d'un encadrement technique.
Par ailleurs bâtir un réseau ou une communauté sur les réseaux sociaux c'est aussi faire en même temps la publicité de ses produits et cela en un temps court. L'on pourra ainsi faire des prévisions et éviter ainsi la mévente. C’est aussi l’occasion d’avoir une vue sur les exigences de la clientèle sur ses produits vu qu’aujourd’hui ce paramètre est un gage de compétitivité.
Une masse critique de jeunes étant encore analphabètes, ce qu’il faudrait donc, c’est les donner des compétences basiques pour la gestion d’une exploitation agricole aussi bien sur le plan technique que financier à travers les TIC.
Loin de constituer ainsi une entrave au développement, l’Afrique doit aujourd’hui tirer pleinement partie du dividende démographique. Les TIC peuvent donc non seulement parfaire l’image de l’agriculture en attirant d’avantage les jeunes mais aussi offrir à ces jeunes les compétences nécessaires pour la gestion d’une exploitation agricole.

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