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Affichage des articles associés au libellé Sénégal

Déconstruire le discours agricole

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Une seule machine de radiothérapie pour  13,5 millions  de sénégalais, et pour ne rien arranger, datant de  1989 [1] . Ving huit ans   après, ce fait cristallise tous les débats autour du secteur de la santé. Parce qu’à côté du taux d’accès aux soins de santé qui s’est bonifié ces dernières années, à côté du nombre de personnes bénéficiant de la couverture maladie universelle, se cachent la vérité fade de la seule machine de radiothérapie. Justement, toutes ces singularités qui déterminent pourtant l’objective réalisation dans un domaine sont tues. Le chiffre est ainsi placé à chaque coin des discours tant qu’il contribue à renforcer l’aura politique de nos gouvernants ou de leurs opposants.  Dans la sphère agricole, la prestance du chiffre dans le discours n’est pas inconnue : milliards investis chaque année, production record ou encore quantités de semences distribuées plantent le décor sur les plateaux TV ou les tribunes dans les confére...

La balle dans le camp du secteur privé sénégalais.

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Photo credits : Yveslebelge Opportunités réelles mais déficits d'investissements La vérité est que le Sénégal à l’instar des autres pays africains est une terre d’opportunités. Et lorsque celles-ci ne sont pas saisies par les sénégalais, l’on ne pourrait blâmer les autres de le faire à notre place. De la distribution des intrants (engrais, semences, produits phytosanitaires) à la commercialisation ou la transformation agroalimentaire en passant par le financement, il reste encore beaucoup de maillons des chaînes de valeurs agricoles qui attendent d'être investis. Notre secteur privé est resté passif dans le domaine de l’agriculture. Malgré une forte participation au PIB, les investissements dans l'agriculture n'ont pas été aussi conséquents que leur contribution à l'économie nationale. Le Sénégal ne fait pas encore partie des pays ayant réellement consacré 10% de leur budget à l'agriculture. L'agriculture doit également partager ce budget avec d...

Au delà de "Doune Baba Dieye", plaidoyer pour les populations menacées par l'érosion côtière.

"Le but de toute nation est d’accéder au stade du développement intégral et de permettre à chacun de ces citoyens de vivre la vie qui a de la valeur à ses yeux" Amartya Sen, Nobel d'économie en 1998. J'ai été par le plus grand des plaisirs à St louis pour une rencontre entre blogueurs plus connu sous le nom de NdadjeTweetup. Ces rencontres, au delà des débats fructueux qui en émanent sont aussi le lieu pour les blogueurs d'affirmer leur engagement citoyen auprès des populations locales. Ce périple nous a mené ainsi au village de Doune Baba Dieye,enfin de ce qu'il en reste. Puisque l'érosion côtière a eu raison de ce village situé dans le Gandiol.  C'est donc une population entière qui a été obligée de se déplacer. Sans compter que la forte pression foncière réduit les possibilités de relogement. Ces populations relogées devront à priori également changer de mode de vie, leurs activités socio-économiques. Nous risquons ainsi de voir tout ...

Changer la façon dont les producteurs utilisent les pesticides

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Photo crédits : Enquêteplus A l’origine : une méconnaissance des dangers liés aux pesticides : Si vous êtes consommateurs de fruits ou de légumes (laitues en particulier) venant des Niayes, vous ne pourrez jurer sans risque de se tromper que vous n’avez jamais absorbés des pesticides. De la manière dont ils sont utilisés par les producteurs, des quantités non recommandées se retrouvent facilement dans nos aliments.   Les plantes cultivées font face souvent à de nombreuses attaques. Ces ennemis des cultures sont responsables, pour les céréales, de pertes de productions annuelles de 292.750 tonnes soit plus de 29 milliards de Francs CFA. Pour lutter contre ces derniers, les paysans ont alors recours à des produits, le plus souvent chimique, que sont les pesticides. Ils ont pu par leur action, contribuer à réduire les pertes et à stabiliser les rendements. Mais derrière cet effet bénéfique se trouve une panoplie d’effets néfastes aussi bien sur l’environnement que s...

Réinventer notre façon de partager l'information agricole.

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Olga Abloutan du Bénin et Abdourahmane Diop du Sénégal : 2 journalistes citoyens à Fin4Ag14 Photocrédit :  George Ang'edu Il y a 2 ans de cela, j’ignorais ce que voulais signifier réellement blogging ou réseaux sociaux. Pourtant, ces outils rythment aujourd’hui mon quotidien. La conférence Fin4Ag14, sur le thème "révolutionner le financement des chaînes de valeurs agricoles" dont j’ai été journaliste citoyen a accru cette utilisation. Ce fut l’une des expériences les plus passionnantes que j’ai eu à vivre. J’ai commencé à utiliser les réseaux sociaux un peu plus de 2 ans certes, mon activité de blogueur a quant à lui débuté depuis peu. Pendant longtemps ces outils me servaient surtout pour la distraction. Ignorant de fait toute leur portée si on en faisait une utilisation beaucoup plus professionnelle. Et cela a débuté lorsque de temps en temps je faisais des livetweet  (couverture en ligne d'évènement grâce à Twitter). Cette forme d’utilisation a connu u...

Pour des politiques favorables au développement de l’agriculture familiale: et si on s'inspirait de l'exemple du Brésil?

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Les politiques de désengagement de l’Etat après les années 80 en matière d’appui à l’agriculture en général et familiale en particulier ont conduit les acteurs locaux à prendre les devants, surtout avec l’impulsion des ONG. Ceci, dans le but de contribuer à la mise en place des politiques.   Au Sénégal la disparité de nos agricultures laissent apparaître deux systèmes d’exploitation qui essayent tant bien que mal de cohabiter dans un environnement rural plus ou moins apaisé et permettant aux 2 systèmes de remplir les tâches qui leur sont dévolus. L’agriculture familiale remplit aujourd’hui plus une tâche sociale qu’économique. Cependant, il est évident que vu l’ampleur de la main d’œuvre qu’elle utilise et son rôle prépondérant dans l’aboutissement de la sécurité alimentaire du pays, l’heure est alors, de reconsidérer nos politiques en faveur de cette agriculture. C’est-à-dire, des politiques répondant spécifiquement aux défis de production en quantité et qualité. L’idée ...

Epargner là bas, créer une entreprise agricole ici : contribution de la diaspora dans l'agriculture.

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Plus de 600 milliards FCFA, c’est le montant envoyé par an par les émigrés sénégalais. Mais malheureusement, cette manne financière non négligeable sert plus à entretenir les besoins sociaux des familles qu’à asseoir de réels projets d’investissement. Ces transferts ont fini de rendre les familles très dépendantes à l’encontre des émigrés. A la limite, le seul secteur qui bénéficie d’investissement reste le secteur de l'immobilier, parce que présentant moins de risque. Pendant ce temps pour le secteur agricole marocain, un seul sou investi par les marocains de l'extérieur dans l'agriculture est quasiment multiplié par 10 par leur gouvernement, parce que c'est quasiment détaxé. Un exemple qui tarde à se généraliser en Afrique. Ce rythme des transferts d’argent a été soutenu par une pullulation dans le secteur. Du coup les montants des transferts sont devenus moins chers et surtout les formalités ont nettement diminué. Si les transferts d’argent vont crescend...